La vraie dolce farniente

Je suis présentement assise à cette petite table pour vous écrire.

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On est jeudi soir, ça fait deux jours qu’on ne fait rien, si ce n’est que de relaxer, nager, manger, boire, et s’imprégner de la beauté des paysages.

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La vue est à couper le souffle. Des montagnes, des vignes, des vergers, des oliviers, un ciel bleu et un temps juste assez chaud le jour et juste assez frais le soir pour bien dormir. C’est un petit éden de verdure – on surnomme l’Ombrie le cœur vert ou le garde-manger de l’Italie et on en profite pleinement depuis deux jours. Seule ombre au tableau : qui dit campagne dit ferme. Qui dit ferme dit… C.O.Q. Ben oui. Flashback du Vietnam : ca fait deux nuits que le coq du voisin me réveille à trois heures du matin. C’est mon karma, faut croire.

Voici notre maison de campagne. Notre échangiste Maria, une anglaise, habite la portion à deux étages à droite. Les filles ont tout le troisième à elle, Luc et moi sommes au deuxième et un couple de Français loue le rez-de-chaussée.

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C’est un véritable petit paradis entouré de montagnes et presque tout ce qui se retrouve sur le terrain de Maria est comestible : anis, aneth, romarin, thym, menthe, sauge, sarriette, oliviers, châtaigniers, pommiers, figuiers, poiriers, vignes, et j’en oublie sûrement.

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Le coin aromathérapie : que des buissons de romarin

Je me lève tôt le matin et je me promène dans cette verdure en imaginant que je suis Mère Nature en touchant et en sentant les fruits et les feuilles. Un peu plus et je me mettrais à chanter et à tournoyer comme Julie Andrews dans The Sound of Music.

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Mercredi, on se l’est coulé douce, on a fait connaissance avec Maria, le village, la maison, la piscine.

 

Jeudi, tout est fermé en raison d’une fête religieuse. Luc et moi sommes allés monter ce sommet – faut bien faire un peu d’exercice pour mieux apprécier l’apéro. 😊

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Le sommet vu de la maison
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En route vers le sommet

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On a monté tellement haut qu’on s’est rendus au paradis.

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Au loin, le village de Gualdo Tadino.

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En vrac :

C’est la saison d’une grande variété de fruits, plus particulièrement les pêches, les prunes et les abricots. C’est niaiseux, mais je ne savais pas qu’un abricot frais pouvais être aussi juteux. Le contenu de ce bol a dû nous coûter un gros… 3 euros. On n’a jamais mangé autant de pêches.

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Il y a également beaucoup de citrons – ici les fruits et les légumes ont l’air de « vrais » fruits et légumes; un peu croches, un peu difformes. Naturels, quoi!

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Le rayon de la mozzarella fraîche. Je pense qu’on en mange beaucoup trop – on risque de revenir à Montréal tout ronds et mous comme ces fromages. 😊

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A quelques euros la bouteille de vin, on se fait un devoir d’encourager les producteurs locaux. Faut bien rendre à la communauté!

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Ca c’est un aliment que je ne verrai malheureusement jamais chez mon Loblaws.

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Notre hôte/échangiste étant anglaise, cet après-midi elle nous a préparé le thé avec scones maison, confitures maison et crème fraîche. Yes my dear!

Après ces deux journées de pure farniente, nous reprenons la route demain pour visiter les environs, probablement Assise ou Gubbio, un village médiéval où Maria a un ami qui produit du salami de sanglier sauvage et un fromage aux truffes. On va y aller, mais vraiment juste pour faire plaisir à Maria. 😊

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